L’angoisse de séparation

Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien ?

En ce beau jour de la Saint Valentin, et des amoureux ! je vais plutôt vous parler d’un sujet inverse, mais à la fois lié et qui fait tellement peur quand on aime une personne : la SEPARATION.

Alors non, je ne me sépare pas de mon homme, même si parfois ce n’est l’envie qui m’en manque (je Lol … ou pas), mais plutôt la réelle angoisse de séparation ou devrais-je dire de mort à laquelle je suis confrontée en ce moment avec mon grand garçon.

Je m’explique : Maël va bientôt avoir 5 ans (le 25 Mai précisément) et commence à se poser des questions sur … la mort !! Et oui, cela devait bien arriver un jour. Disons que cela fait parti des sujets dont je n’étais pas pressée d’aborder avec lui, ça et puis comment on fait les bébés bien entendu, celle-là non plus il ne me tarde pas, mais je pense avoir encore un peu de temps, au moins un an ou deux, n’est-ce pas ?! Rassurez-moi !

Bref, tout a commencé lorsque nous sommes allés voir tous les deux le dessin animé Coco au cinéma ; pour ceux qui n’auraient pas vu ce Disney, il aborde la croyance mexicaine selon laquelle le « jour des morts » (je ne sais pas trop si cela s’appelle réellement ainsi), il faut cuisiner les repas préférés des défunts et disperser des fleurs selon un chemin, afin de guider les morts jusqu’à notre maison le temps d’une journée. (N’hésitez pas à me dire si je me trompe ?!). Sauf que voilà, sans trop rentrer dans le détail du film, on y voit que les morts ; représentés en squelette, deviennent poussière lorsque sur Terre il n’y a plus personne qui ne pense à eux, lorsqu’ils ont été oubliés en quelque sorte. Quand cela est arrivé à un monsieur du film, Maël a, à ce moment-là, été triste (après m’avoir questionnée bien sûr car cela peut-être difficile à comprendre pour un petit garçon de cet âge-là). Mais alors je ne vous raconte pas son état lorsque cela a failli arriver à un des personnages principaux du film. Il s’est clairement mis à pleurer, je l’ai alors blotti contre moi afin de le consoler, mais je vous laisse imaginer moi-même dans quel état je me trouvais, je serrais mon petit bonhomme contre moi tout en pleurant aussi (d’abord un peu pour le dessin animé, mais surtout de voir mon fils ainsi).

sans-titre

Suite à cela, il m’a beaucoup questionnée sur le film, ne cessant de me répeter que le « papa » de Coco allait lui manquer s’il partait. En rentrant, il ne voulait même pas que l’on raconte le film à son père de peur de « re »pleurer. J’ai trouvé cela tellement mignon et touchant à la fois.

Pendant environ 15 jours, il en a beaucoup parlé, symbolisant le fait de mourir comme le fait d’être oublié des gens qu’on aime, puis plus rien…

Jusqu’à Mercredi dernier, où il s’est trouvé dans le salon au moment où passait sur M6 le dernier épisode de Desperate Housewives où Mme McCluskey meurt !

Un moment bien entendu très triste à la base, pour une fan de la série comme moi.

Maël m’a donc de nouveau posée la question sur la mort : « Et pourquoi la dame meurt ? » – « Ben tu sais mon chéri, c’est parce qu’elle était très vieille et malade. » C’en est suivi alors des « Un tel il est vieux ? » « Et lui ?« , … Bref des questions un peu embarassantes, mais disons que nous étions que tous les deux donc pas trop de problème.

Mais le moment le plus déchirant dans mon cœur de maman arriva le Vendredi soir, papa Samsam été au foot, j’étais donc seule avec les enfants.  J’aime bien (quand tout se passe bien bien sûr, comprendre par là, quand les garçons ne sont pas en mode terreurs), prendre le temps avec mon grand pour l’histoire du soir, ce que nous avons donc fait.

Tout se déroulait comme d’habitude jusqu’au moment du bisou de bonne nuit, où Maël me pose encore la question si tel ou tel grands-parents allaient mourir, … Je me suis donc dis que je devais lui dire la « vérité » comme quoi « Oui, nous mourrons tous un jour mais quand nous sommes très très vieux« , – « C’est vrai tout le monde ?! » Et là comme une grande grande idiote que je suis, (oui il n’y a pas d’autre mot) je lui ai répondu que « Oui tout le monde meurt, même papa et maman vont mourir quand ils seront vieux« .

Catastrophe !! Il s’est mis à pleurer en répétant « Non maman je ne veux pas que tu mours !! Tu vas trop me manquer, il ne faut pas que tu mours« . Il m’a juste littéralement déchirée le cœur. Ne voulant pas lui mentir non plus, je lui ai dit « Oui mais ce n’est que lorsque tu seras toi-même un papi et très vieux« , mais bien entendu il n’a rien voulu entendre, disant que je lui manquerai trop donc que je ne devais pas mourir, enfin « mours » pardon.

Après de multiples câlins, il me dit « Mais c’est quand on a fait plusieurs choses qu’on meurt ?« . Ne sachant pas trop ce qu’il voulait dire par là, j’ai pensé qu’il voulait exprimer le fait qu’on mourait qu’une fois qu’on avait eu une vie très riche et vécu de belles choses. Je lui ai donc dis « Oui en effet, une fois qu’on a fait plein de choses dans sa vie et qu’on est donc très vieux (pour lui rappeler bien entendu que sa maman pour l’instant était encore jeune et belle, je sais je suis modeste, et donc que cela ne me concernait pas), on meurt« . Et là une réponse vraiment trop mignonne « Ben alors ne fait rien maman comme ça tu ne mourras pas« . J’ai vraiment souri de voir cette tendre naïveté que l’on a enfant, mon enfant !

Je lui ai dit que oui j’allais essayer, il m’a alors demandée de lui promettre de trouver quelque chose pour ne pas mourir, ce que je fis.

Bien entendu, je pense l’avoir embrassé encore plus fort que d’habitude et je suis sortie de sa chambre avec le sourire aux lèvres de cette conversation si naïve et à la fois si triste. Me dire que mon fils peut avoir de la peine (surtout au moment de s’endormir) est inconcevable, notamment du fait que ce n’est pas une peine liée à une punition ou autre, cela peut être un sujet auquel il pensera souvent ; j’ai moi-même encore souvent cette angoisse de me demander comment je ferai pour vivre sans mes parents.

Depuis, il me demande de temps en temps « Tu vas faire quelque chose pour pas mourir, hein maman ?! » Et moi bêtement je lui réponds « Promis mon chéri« .

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Mon homme me dit que j’aurais dû lui mentir en lui disant que nous n’allions pas mourir, mais je vais plus loin dans la réflexion, me disant que si demain je meurs subitement d’un accident de voiture ou autre, non seulement mon fils sera triste de ma disparition mais en plus il m’en voudra de lui avoir menti …

Je fais donc appel à vous, comment avez-vous fait face à ces angoisses-là avec vos loulous ? Comment leurs expliquer la mort sans être trop directe comme j’ai pu l’être ? Avez-vous des livres à me conseiller ?

Et puis surtout s’il y a parmi vous un savant fou faisant des recherches pour nous rendre immortel je suis preneuse !!!

Une réflexion sur “L’angoisse de séparation

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