L’allaitement et moi !!

Bonjour, bonjour tout le monde !!

J’espère que vous allez bien ?!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler un peu de ma « life », enfin plus précisément d’un passage très important de ma vie, et oui comme le titre l’indique, je vais vous compter un peu mon expérience sur l’allaitement. Je m’excuse par avance pour le côté brouillon de cet article, mais je vous dis les choses telles qu’elles me viennent et comme vous le savez dans ma tête, ce n’est pas toujours très claire.

On va débuter, ben … par le commencement …

En effet, au départ j’étais plutôt « contre » l’allaitement, je veux dire que je ne jugeais pas celles qui le faisaient, mais je ne me projetais pas dans ce rôle un jour.

Pour ma part, la poitrine avait plutôt une connotation sexuelle et je trouvais en quelques sortes malsain de mettre son bébé au sein (oui avec du recul, j’ai envie de dire « un peu tarrée la meuf »).

Je me souviens d’une situation un peu cocasse que j’ai vécu à l’hôpital où je bossais déjà en tant qu’infirmière : j’expliquais à la maman d’un enfant quelque chose (je ne sais plus quoi d’ailleurs), quand l’enfant en question âgée de 5 ans, s’impatientait que sa maman discute (comme tous les enfants d’ailleurs), l’enfant plus qu’agacée a alors soulevé le tee-shirt de sa mère, et d’un geste assez violent s’est emparée de son sein pour le mettre à la bouche. Alors comme vous dire que moi qui était plutôt réfractaire à l’allaitement, cela m’a complètement refroidie, et je suis clairement sortie de la chambre en me disant dans ma tête « OK l’allaitement, jamais pour moi ». Alors bien sûr, je sais que la situation était très particulière, on aurait dit la mère et son gosse de 8 ans dans Game of thrones, mais quand même.

Puis, vint le moment où je suis tombée enceinte de mon premier petit gars.

Je n’ai jamais eu peur que ma grossesse déforme mon corps (qui était loin d’être au top de toute façon), ni ma poitrine (que je trouvais pourtant pas si mal, par rapport au reste hihi), ce n’était donc pas une raison supplémentaire pour me démotiver à allaiter.

Au contraire, puisqu’au fur et à mesure de ma grossesse, l’idée d’allaiter faisait son petit bout de chemin dans ma tête ; papa Samsam ne semblait pas contre non plus (de toute façon à vrai dire même si cela avait été le cas, je ne pense pas que je lui aurais laissé le choix).

Plus l’amour que je portais à ce petit être grandissait, plus l’idée de devoir le partager avec d’autres, me devenait insupportable, et même avec le papa c’est pour dire !!

L’astuce imparable était donc de l’allaiter, il n’y aurait alors que moi qui pourrais nourrir ce petit bonhomme, et ainsi me le récupérer lorsqu’il passerait de bras en bras avec la famille pour le mettre au sein, car cela personne ne pourrait le faire à ma place !!

Plus la fin de la grossesse approchait, et plus je souhaitais allaiter mon fils (je sais que j’utilise beaucoup le mot « allaiter », mais je ne vais pas dire nourrir, car je trouve cela un peu ridicule, une maman qui donne le biberon nourrit tout autant son enfant !!). Toutefois, je ne me mettais pas de pression, je disais que j’essaierai, et si pas de lait ou quoi, je ne m’en rendrais pas malade (bon ça c’est en théorie, car pour ceux qui me connaissent bien, ils savent qu’en pratique, je suis plutôt quelqu’un de bornée, qui n’aime pas l’échec).

N’ayant pas eu une seule goutte de lait durant ma grossesse, alors que les femmes enceintes que je côtoyais à ce moment-là oui, je me posais de sérieuses questions sur la présence de lait, mais bon je n’aurais pas dû me faire de soucis là-dessus, la montée de lait a été plus que présente.

Bref, vint le jour où mon Maël a pointé le bout de son nez … par césarienne, pour qui je n’ai pas pu faire du peau à peau lorsqu’on me recousait et donc de mise au sein.

On me l’a placé en salle de réveil par la suite, moi-même étant encore un peu vaseuse.

Puis, étant infirmière en pédiatrie et pensant qu’il était naturel d’allaiter son bébé, je n’ai pas voulu demander de l’aide pour les installations au sein.

Quelle erreur de ma part !!

En effet, Maël ne prenait pas comme il fallait mon téton, ce qui m’a entrainée de jolies crevasses !! Mmmh !! Comment vous dire qu’entre les tranchées que déclenche la succion, qui plus est sur une cicatrice de césar, et les crevasses, je contractais mes orteils lorsque Maël était au sein, tellement la douleur était intense.

Puis les sages femmes et auxiliaire de puéricultrice, se rendant compte de mon état sont venues à mon secours à l’aide de cataplasme de Smecta, et oui !! de Lansinoh et les tétêrelles !!

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Au bout de quelques jours, les crevasses ont fini par cicatriser et les tranchées disparaître ; disons qu’après un bon mois de mise en place de la lactation, j’ai réellement savouré allaiter, ce moment qu’à nous deux !!

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Je dis qu’à nous deux parce que je suis ce genre de personne qui se cache pour allaiter ; lorsque nous étions à des repas de famille, je partais dans une autre pièce pour être au calme, et dans les premiers temps j’évitais même d’aller dans les magasins ou quoi trop longtemps, d’une part parce que Maël se déconcentrait s’il y avait trop de bruit autour de lui, d’autre part à cause de cette fameuse téterelle que Maël n’a jamais voulu retirer, et donc très compliqué de l’installer tout en cachant sa poitrine et surtout car je suis très pudique.

Vint ensuite, la question de la durée : je me disais « Allez j’allaite jusqu’à ses trois mois, que je reprenne le boulot », et puis le trouvant si petit et aimant tellement cela, je me suis dit jusqu’à six !!

Sauf que voilà, je me suis littéralement épuisée : à l’époque j’étais encore de jour et honnêtement dans le service dans lequel je bosse (mais c’est très certainement le cas dans beaucoup d’autres), il est difficile de s’octroyer une pause pour aller tirer son lait, du coup je me retrouvais avec des seins juste énormes à la débauche prêts à exploser !!

Je me levais très tôt lorsque j’étais de matin pour tirer mon lait avant, ou alors je le faisais le soir en rentrant du taf à 22h quand j’étais d’après-midi, tout ça en étant également réveillée la nuit par mon petit goulu. Mais le pire, c’est que n’étant pas très bien conseillée au départ, je n’avais pas tirer mon lait pendant mon congés mat pour me faire un petit stock d’avance pour la reprise du travail, si bien que je jouais avec le feu, du genre : ne laisser que le nombre de biberons à la crèche nécessaire pour la journée, je me suis même vue l’allaiter à la crèche en venant le récupérer pour économiser un biberon s’il commençait à avoir faim.

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J’ai tenu ce rythme, jusqu’à ses six mois et demi ; De plus, c’est à cette période que j’ai dû me faire opérer des dents de sagesses sous AG, disons que je me suis plus ou moins servie de cette excuse pour mettre un terme à mon allaitement !

Je n’ai pas de regret d’avoir arrêté l’allaitement de mon premier à ce moment-là, pensant être arrivée au bout de mes capacités physique (tant sur la fatigue que sur la quantité de lait qui diminuait du fait de mon épuisement notamment), ce qui ne fut pas le cas pour le second !

En effet pour Noah, ce fut une toute autre histoire …

Déjà, la pression que je ne m’étais pas mise avant d’accoucher de Maël, sur « ça marche tant mieux, ça marche pas tant pis », était plus que présente pour Noah. Déjà soucieuse de ne pas vouloir faire de différence entre mes deux enfants, si j’avais allaité jusqu’à 6 mois passés son frère, fallait que j’en fasse tout autant pour lui.

Noah est né le 18 Mars 2016, et contrairement à son frère, il a pu faire du peau à peau directement avec moi, le rêve ! En même pas trois ans d’écart, la clinique où j’ai accouché, a revu ses pratiques se disant qu’il serait peut-être pas si mal que la maman puisse avoir un contact direct avec son bébé pendant la fin de l’intervention (bon le papa ne cesse de me dire que je lui ai volé son moment, mais après tout c’est moi qui les ai portés pendant 9 mois, donc cet instant me revient de droit, et TOC !).

Et là, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Noah qui était donc sur moi, a littéralement rampé tel un petit animal jusqu’à mon sein afin de téter, l’auxiliaire de puériculture n’en revenait pas qu’après seulement 5 minutes de vie, la mise au sein se fasse … par bébé lui-même.

Bon, rassurez-vous pour le papa, en salle de réveil, il a tout de même pu faire son peau à peau car la température de mon corps ne cessait de descendre, il n’était donc pas conseillé que Noah soit contre moi.

Mais revenons au sujet qui nous intéresse …

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Les installations au sein se sont plutôt bien passées dès le départ, j’avais de l’expérience contrairement à la première fois et Noah se débrouillait très bien, comme on avait pu le voir dès le début.

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Je n’ai donc pas eu de crevasses, et donc … pas de téterelles, moi qui était plutôt contente au départ de cela, j’ai vite déchanté. En effet, mes mamelons n’avaient donc jamais été réellement sensibilisés à la succion de bébé, … et bien je peux vous dire que j’ai douillé, comme pour Maël j’avais mal à cause des tranchées, mais ce dont je me souviens le plus ce fut cette sensibilisation au niveau des tétons.

Cela ne s’arrangeait pas avec la montée de lait, qui n’était pas forcément plus importante que pour mon grand, mais je ne supportais aucun vêtement sur moi. La première semaine de mon retour à la maison, dès que je le pouvais je me mettais « torse poil » afin de soulager ma poitrine, sur laquelle le frottement du tissu m’étais insupportable.

Mais bon, comme pour la première fois au bout d’un mois tout est rentré dans l’ordre.

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Sauf lors de ces fameuses poussées de croissance de bébé, cette période où votre chérubin réclame plus à manger, sauf que ben voilà, notre corps ne suit pas.

J’ai donc acheté des tisanes spéciales allaitement qui ont été assez efficace, et je suis restée sur les conseils de la pharmacienne pendant 24h dans le lit avec mon Noah afin de pouvoir le mettre aussi souvent que possible au sein et ainsi relancer ma production de lait. J’en ai connu deux pour Noah, mais je n’ai pas souvenir d’en avoir eu pour Maël ou alors elles étaient plus discrètes.

Concernant, la reprise du travail, elle s’est très bien passée pour Noah, car j’ai repris de nuit (au départ j’alternais jour/nuit, du style 2 mois/1 mois), j’avais donc plus de temps pour tirer mon lait au travail, et puis ainsi lors de ces périodes Noah ne prenait pas trop de biberons du stock (qui était plutôt conséquent, je m’étais fait une petite réserve d’une trentaine de biberons).

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J’ai donc réussi à franchir le cap des 6 mois et demi que je m’étais fixée, et je voulais même pousser un peu me disant grand max jusqu’à ses un an.

Sauf que voilà, Monsieur Noah à partir de ses six mois et demi se mettait à me mordiller le téton et je peux vous dire (même si je suppose que c’est arrivé à beaucoup d’entre nous) que ça surprend et ça fait bien mal. Lorsque j’en parlais autour de moi, papa Samsam ou même des gens de ma famille me disait qu’il était peut-être temps que j’arrête, qu’il devait en avoir marre, qu’il grandissait, … Sauf que je ne me sentais pas prête à arrêter, nous étions en totale fusion avec Noah (plus encore qu’avec son frère j’avais l’impression, je me comportais avec lui, comme si c’était mon dernier bébé et que je voulais savourer chacun de ces instants-là). Les avis de mes proches n’étant pas ce que je souhaitais entendre, j’en ai alors parlé à ma sage femme qui me suivait pour ma rééducation du périnée, et là, elle m’a dit « mais ma petite dame, ce n’est pas de l’agacement, c’est juste que vous n’avez plus assez de lait pour lui, et qu’il veut peut-être manger quelque chose de plus consistant, il serait temps d’arrêter ». (Je précise que j’avais commencé la diversification à 4 mois, il avait donc déjà autre chose que mon lait). J’ai alors pris une sacrée claque, culpabilisant immédiatement, me disant que j’étais une mauvaise mère qui affamais son enfant, … J’ai donc pris (contrainte et limite forcée) d’arrêter !

C’était donc au mois aux alentours du mois d’Octobre/Novembre, et c’est à peu près à ce moment-là que j’ai fait un burn out : l’alternance de travail jour/nuit m’épuisait plus qu’autre chose et je pense que cet arrêt « brutal » de l’allaitement a été très difficile pour moi, mais ça je ne l’ai compris qu’après. En parlant avec une de mes collègues qui a longtemps allaité ses enfants, me disait que la sage femme n’avait pas eu des paroles intelligentes pour une professionnelle, qu’elle aurait dû tenter d’abord de savoir quels étaient mes envies et d’essayer de les corréler aux besoins de mon bébé, qu’en effet, Noah avait peut-être besoin de nourriture plus consistante mais que j’aurais pu peut-être le soir lui donner une soupe et en dessert une tétée, … ». Voilà, tout simplement les paroles que j’aurais aimé entendre quelques jours auparavant, mais le mal était fait, je n’avais plus de lait. J’ai mis longtemps à l’accepter, je voulais systématiquement lui donner les biberons lorsque j’étais là, m’arrêter parfois de faire ce que j’ai été en train de faire au lui de laisser le papa lui donner, comme si je cherchais à compenser quelque chose.

Voilà, voilà, mon long récit sur mes deux expériences d’allaitement avec mes garçons qui comme vous pouvez le voir ne sont pas tout a fait similaire.

En définitive, je pense que pour que l’allaitement puisse se passer le mieux possible, il faut être bien entourée (de gens avec de vrais conseils !!) et guidée, surtout les premiers jours ou lors de période de doutes. Car, non pour moi l’allaitement n’est pas inné !! On ne sait pas forcément toujours bien placer bébé au sein, et cela ne fait pas pour autant de nous une mauvaise mère. L’allaitement reste pour moi tout de même contraignant, dans le sens où bébé est totalement dépendant de nous, et pourtant ce sont pour moi ces moments-là que je préfère, il n’y a que nous qui pouvons satisfaire notre bébé et j’adorais cela.

Chaque expérience est unique, s’il y a un bébé 3 peut-être que je vivrais encore quelque chose de différent, mais j’espère par-dessus tout que je pourrais revivre ces moments si magiques !!

Et vous avez-vous allaité ? Comment cela s’est-il passé ?

Bien entendu, je le redis, je vous parle de mon expérience, mais en aucun cas, je ne juge les mères ne souhaitant pas allaiter, je respecte le choix de chacune !!

Bonne journée et merci encore à celles qui ont eu le courage de tout lire !!

PS : désolée pour la qualité des photos, ce sont des photos de photos !!

 

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