Je n’aurais plus de bébés !!

Coucou tout le monde !!

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet plus personnel et qui me touche particulièrement, comme vous vous en doutez étant donné le titre.

On va donc commencer par le commencement :

« Enfant, je disais toujours que je souhaitais cinq enfants …

Mais papa Samsam a toujours était contre ce nombre qu’il trouvait bien trop important.

Moi-même, je dois avouer qu’après avoir eu mon premier bébé, j’ai revu ce chiffre à la baisse pour trois, qui me semblait plutôt pas mal, d’autant plus que nous venons tous les deux, mon homme et moi d’une fratrie de trois enfants.

Comme je vous l’avais déjà dit dans cet article, papa Samsam lui, se serait bien arrêté à deux, mais après en avoir longuement parlé, la décision est tombée et notre jolie princesse a pointé le bout de son nez le 27 Août dernier pour le plus grand bonheur de toute la famille. Et je peux vous dire que pour un qui se serait bien arrêté à nos deux garçons, il est le papa le plus heureux et amoureux possible de sa petite fille, tout en étant sûr et certain désormais de ne plus vouloir d’enfant.

De mon côté, j’en suis convaincue également, même si parfois il est dur de me faire à l’idée que je ne porterai plus la vie. Bien entendu, je suis bien consciente que j’ai déjà eu la chance de pouvoir le vivre trois fois, je suis désolée par avance si à travers cet article je viens à blesser ces femmes (couples) qui mènent de nombreux combats pour ne serait-ce qu’avoir un enfant.

Ma troisième grossesse n’était pas aussi simple que les deux précédentes, non pas que j’ai eu des complications ; hormis le décollement de placenta en début de grossesse comme je vous en avais fait part dans l’article cité précédemment, le reste s’est plutôt bien déroulé.

Mais voilà, vivre une grossesse avec deux enfants de 3 et 6 ans à élever est loin d’être facile.

J’avais beau me répéter que je devais profiter de cette dernière grossesse et savourer ces instants magiques, ces neuf mois ont finalement défilé à vitesse grand V. De plus, la fatigue a pris le dessus, si bien que j’étais facilement irritable, ne supportant pas trop les garçons et me supportant encore moins de me voir ainsi.

Encore une fois, j’ai contracté de bonne heure et donc arrêtée, ce qui n’était pas forcément mieux pour le moral, ne voyant plus grand monde au quotidien.

Voici pour ce qui est de l’aspect de la grossesse en elle-même qui fait que je ne serai pas sûre d’en supporter une quatrième ; au niveau matériel aussi nous avions réfléchi que trois était le maximum pour nous.

En effet, à l’heure actuelle nous ne disposons que de trois chambres ; notre pépette n’a pas encore la sienne, même si pour l’instant c’est loin d’être un problème, car comme ses frères je l’aurais gardé dans tous les cas au moins six mois dans ma chambre, de part l’allaitement mais aussi car cela me rassure de la sentir près de moi.

Nous avons bien entendu un projet d’agrandissement en cours, mais c’est plus compliqué que ce que nous imaginions et pour l’instant rien n’est fait et même pas sûr que cela se fasse un jour.

On est dans l’attente de réponses, et j’espère qu’elles seront positives, car je n’ai vraiment pas envie de déménager.

Bref, ceci concerne l’aspect matériel, mais on prend aussi en compte le côté financier de la chose, car comme on le sait tous élever un enfant coûte de l’argent !

D’autant plus que nous avons souhaité les mettre dans une école privée ou encore leur laisser libre choix dans leurs activités extrascolaires (enfin Maël car Noah par rapport à son âge n’a pour l’instant pas d’autre choix que de faire de la BabyGym, mais quand il pourra choisir, nous ferons comme pour son frère il fera ce qu’il souhaite) et on peut dire qu’il ne choisis pas les moins chères.

C’est pourquoi, on réfléchit encore plus loin, en se disant que si plus tard ils souhaitent faire des études coûtant une certaine somme, que ce soit de part un logement en dehors de notre région à financer ou tout simplement une école payante, j’aimerai pouvoir leur offrir, c’est pourquoi avec nos revenus, trois semblait être notre maximum.

Tout ça pour dire qu’avant même d’avoir accouché de ma Emma jolie, je réfléchissais déjà à une contraception définitive afin de ne pas prendre d’hormones jusqu’à la ménopause pour rien.

Bien sûr, je pourrais avoir un stérilet au cuivre, mais d’une, papa Samsam n’a pas confiance en ces derniers, car il est né sous ce stérilet (bon bien évidemment ils ont dû évoluer depuis), mais par ailleurs, mon précédent gynécologue me disait qu’avec celui-ci, je risquais avoir des règles plus importantes et plus longues, ce qui n’est franchement pas mon « kiff » n’ayant pas eu de vraies règles depuis plus de 6 ans (j’avais le Mirena entre chacune de mes grossesses, et donc plus de menstruations).

Cependant, lorsque cette réflexion s’est trouvée plus concrète, cela semblait un peu moins claire dans ma tête, je pense que ce n’est pas facile pour une femme d’intégrer clairement qu’elle ne POURRA plus jamais être enceinte, enfin du moins pour moi.

Et pourtant, il serait dangereux d’un point de vue médical d’être de nouveau enceinte pour moi, mais aussi pour le futur bébé.

Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps vous devez savoir que j’ai eu trois césariennes pour mettre au monde mes loulous.

La première était obligatoire car il me prévoyait un bébé de plus de 4 kilos, qui était en siège, avait une mauvaise inclinaison de la tête et l’IRM de mon bassin montrait que ce dernier était « écrasé » avec alors le risque d’un effet yoyo pour bébé au moment de sortir. La voie basse était donc plus que déconseillée.

Pour mon second garçon, mon gynécologue m’avait « plutôt » laissée le choix, en m’influençant tout de même pour la césarienne en tenant ce discours « Si voie basse, risque d’hypoxie pour bébé, et si césar risque hémorragique pour maman« , mon conjoint en entendant cela ne m’a limite pas laissé le temps de répondre et a dit « Césarienne !!« . Bien entendu, il allait de soi que moi non plus je ne voulais pas faire prendre de risque à mon bébé, et ai donc opté pour une nouvelle césarienne. D’autant plus, que j’avais très bien vécu la première, cela ne me gênait pas de revivre cette expérience.

Sauf que … qui dit deux césariennes, dit utérus bi-cicatriciel et donc troisième césarienne obligatoire !

Mon ancien gynécologue m’avait prévenue de cela et que surtout trois césariennes était le nombre limite très fortement conseillé, encore un élément faisant que notre famille serait composée « que » de trois enfants.

D’autant plus, que cette dernière césarienne était moins « facile » que les deux précédentes.

Alors bien sûr au premier coup d’œil, j’étais une « Warrior », non non je n’ai pas honte de le dire, pour une fois que je me mets en avant ! Tous les soignants entrant dans ma chambre étaient épatés de me voir si vite debout (césarisée à 9h, debout à 14h), et si vite me tenir « droite ». Elles disaient même en rigolant que j’aurais dû aller me montrer à certaines mamans qui ne voulaient pas se lever avant plusieurs jours pour servir de modèle.

Je suis même sortie à J3 alors que pour une césarienne c’est plus aux alentours de J5.

Sauf que voilà, étant très bornée, je m’étais dit que je voulais à tout prix sortir à J3 comme ça avait été le cas pour Noah (Maël c’était à J4), afin de ne surtout pas râter la rentrée des classes de mes garçons ; je suis sortie le Vendredi, la rentrée était le Lundi suivant, je n’avais donc pas trop de délais et c’est pourquoi j’ai fait taire certaines douleurs.

J’ai eu l’impression de ne pas me tenir aussi vite et aussi bien droite que pour les deux autres césariennes, ayant d’importantes douleurs au ventre.

Douleurs que j’ai compris, lorsque la sage femme m’a rendue visite à domicile deux jours après ma sortie de la clinique pour l’ablation des agrafes.

Je lui ai expliqué, que je ne pouvais pas me mettre sur le côté pour dormir « ayant l’impression que tous mes organes se ballotaient à l’intérieur et suivaient lorsque je me tournais sur le côté« .

Elle a alors regardé mon ventre et m’a signalée que j’avais de multiples hématomes et oui ne riez pas, mon ventre n’avait pas encore trop dégonflé, je ne pouvais le voir de moi-même. J’en avais tout le long de la cicatrice (que j’avais pu constater) mais aussi sur le ventre autour du nombril.

Elle m’a alors demandée s’ils avaient eu du mal à sortir pépette, ce à quoi je lui ai répondu, de part mes souvenirs (et ceux de papa Samsam) « qu’en effet, je m’étais sentie énormément bouger sur la table d’opération, ayant l’impression qu’ils avaient fortement appuyé sur mon ventre pour « l’expulser » et tirer sur ma peau au niveau de l’incision« .

Elle m’a expliquée que ce n’était pas pour rien si ma puce avait pleuré pendant plus d’une heure trente à la naissance car cela avait été traumatisant pour elle. Non seulement les enfants nés par césarienne n’ont pas le temps de se préparer à leur venue au monde comme les autres lors des contractions, mais là le fait qu’ils ont dû la tirer de mon ventre a été très violent pour elle.

Lors de mon rendez-vous post-césarienne, j’ai tenu à en parler à mon gynécologue, pas en mode « règlement de compte » bien sûr, mais simplement pour avoir son avis à lui, car j’ai mes ressentis mais comme tout le monde le sait on est dans un état second ce jour-là, l’émotion est tellement forte qu’elle prend le dessus sur tout et parfois on n’a pas conscience de tout ce qui se passe autour de nous.

Il m’a alors confirmée qu’ils ont eu dû mal à sortir la petite, du au fait que mon utérus soit bi-cicatriciel, il y avait alors énormément d’adhérence et ma paroi utérine était très fine.

Clairement, il m’a signalée qu’une nouvelle grossesse serait trop dangereuse, le risque de rupture utérine et tout ce que cela pourrait engendrer est trop important.

Il m’a dit qu’il avait pratiqué jusqu’à six césariennes sur une même patiente, mais a tout de suite ajouté que « ce n’est pas parce que cela s’était bien passé pour cette dame qu’il en serait de même pour moi« .

On a alors parlé sérieusement de la stérilisation définitive qui me semble être la meilleure option. Car comme j’ai dit plus haut : je n’ai pas envie de prendre des hormones pour rien, j’ai trop d’à priori sur le stérilet en cuivre, je tombe bien trop facilement enceinte pour utiliser des méthodes naturelles comme « le retrait » (qu’on sait vraiment pas fiable) et je n’ai pas envie d’utiliser des préservatifs avec mon conjoint et partenaire depuis plus de 13 ans !

D’ailleurs, il serait même prêt à faire la vasectomie, mais j’ai l’impression qu’on a moins de reculs et de retour sur cette intervention.

Donc voilà, le rendez-vous est pris pour dans moins de 4 mois (il faut 4 mois de réflexion pour la stérilisation définivite) afin de programmer l’intervention.

Je ne dis pas que je ne flipperai pas le jour J et que je n’aurais pas un peu le blues ce jour-là, mais je préfère préserver ma santé et surtout la maman de mes trois bébés !!

Donc voilà vous savez tout !!

Si certaines sont déjà passées par-là, surtout n’hésitez pas à me partager votre expérience.

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